Bilan commun de 1ère et 2e semaines
Force est de constater que me fixer un objectif de 500 mots par jour en moyenne n'était pas une idée lumineuse. Ou du moins, ce n'était pas tenable ou envisageable. Pour l'heure, me voilà avec un total de 5042 mots à 15h.
Je n'ai pas réussi à me terminer la nouvelle un peu plus longue initiée par l'activité autour du Tarot lancé cette année sur l'Allée, mais je ne désespère par d'y parvenir.
En revanche, je me suis lancé dans une nouvelle aventure (enfin si on veut): Fracture.
Pour celles et ceux qui me connaissent depuis longtemps, ce projet est une réécriture (enfin une véritable, pas une correction) de Frost. L'histoire qui me suit depuis 2014 a bien évolué depuis ses débuts et j'avais besoin d'un vrai nouveau départ.
Me voilà donc lancé dans l'histoire de Sebastian Lloyd qui se déroulera principalement en Europe et pour laquelle je veux m'employer à changer un peu la dynamique classique du thème des méta-humains.
J'avais commencé par écrire quelque chose qui ne convaincquais pas vraiment. J'écrivais pour écrire, sans vraiment une vision très claire de ce que je voulais, du ton que je souhaitais donner au récit. J'ai donc tout effacé et décidé de reprendre de zéro en changeant totalement mon angle d'attaque. Avec un peu plus de 4500 mots écrits pendant ce camp, c'est le projet qui me porte le plus pour le moment... Un petit extrait ?
L’immense portail en fer forgé était fermé par une lourde chaine, verrouillé par un cadenas, comme si l’endroit avait été déserté depuis longtemps. Le jardin n’était plus qu’un vaste champ d’herbes folles et l’allée était encombrée par les feuilles des chênes centenaires bordant le chemin. Voir l’endroit où il avait grandi dépérir l’écrasait.
Un bref instant avait suffi à laisser entrer le doute dans son esprit : revoir les vestiges de sa vie passée était un coup de plus porté à son âme.
Bastian inspira l’air chargé d’odeurs connues et rassurantes.
À présent qu’il se trouvait devant la grille du domaine, ses jambes devenues si lourdes le maintenaient fermement attaché au seuil, bousculé par les souvenirs. La nostalgie, la tristesse et l’amertume se mêlaient en une sensation étrange qui lui piquait la nuque.
En route vers une troisième semaine qui sera sans doute aussi compliquée que la première, mais j'ai bien l'intention de mettre à profit la seconde moitié du camp !
À plus tard ^^.
