Pfiou, il m'en aura fallu du temps pour atteindre cette oasis !
Comme d'habitude, j'ai du mal à démarrer, comme d'habitude j'espère juste avancer... Comme d'habitude j'ai déjà calé !
Ça résume plutôt bien le chaos de ces dernières semaines: y a pas à dire, j'aimerai parfois vraiment avoir du temps à consacrer à l'écriture qui ne soit ni au dépens d'autre chose, ni soumis à la bonne volonté de Mo Tivation ! Et ce n’est pas chose facile, croyez-moi ! Bon assez de complainte, passons aux avancées ^^.
Me voilà donc arriver à la moitié de ce camp avec seulement trois jours de participations. Décidément mon carnet ne se remplit pas bien vite (c'est là que l'on aimerait que ce soit un mirage, mais non) ! J'ai donc poursuivi l'écriture de ma réécriture d'Alice version fantastico-horrifique et on peut dire que j'avance quand même assez bien compte tenu des jours où j'ai pu écrire. Ainsi j'ai terminé aujourd'hui mon chapitre 3 (sur 6, normalement) avec pour objectif de tourner autour des 5000 mots par chapitres et un développement qui laisse à penser que 6 chapitres seront nécessaires pour boucler l'histoire. J'ai donc pu aligner 4836 mots à ce jour et à 18 heures. J'espère pouvoir participer à la soirée écriture ce soir, sinon ce sera pour une prochaine !
Normalement.
J'espère que les prochaines semaines (qui vont être très chargées personnellement) me permettront de pouvoir me lancer à fond dans cette seconde moitié de camp !
PS: Prenez garde aux monstres

Bon un petit extrait ?
Elle se trouvait là depuis des heures, prostrée dans un coin. Ses vêtements la tiraillaient, courbaient ses épaules et ses bras dans une position inconfortable que son souffle court ne lui permettait pas de contester.
Lorsque la lucarne étroite de la porte s’entrouvrait, elle perdait généralement le contrôle, trop malmenée pour comprendre et trop endormie pour protester.
Ce jour-là quelque chose avait changé, une voix inhabituelle prononçait des phrases qu’elle comprenait. Était-ce parce qu’il parlait anglais, comme elle ? Sans voir l’homme qui l’appelait par son nom, elle devinait qu’il n’était pas un monstre, qu’il n’était pas ce genre de chose immonde qui provoquait peine et colère, souffrance et cauchemar.
Sa geôle n’était pas très grande, bien que les murs fussent d’un blanc immaculé. On se chargeait de laisser pénétrer l’air frais chaque matin et chaque soir avant de l’endormir.
« M’entendez-vous ? »
Elle n’avait pas envie de lui donner satisfaction. Pas immédiatement en tout cas. Alors elle garda le silence, ajoutant à son rejet physique un mutisme singulier et lourd.
« Alice ? pouvez-vous me répondre ? »
Non, le rabroua-t-elle en pensée.
Sans le vouloir, elle avait levé les yeux vers lui ; elle ne distingua que sa silhouette auréolée d’une lumière terriblement douloureuse pour ses yeux clairs. En réalité, elle n’était pas habituée à regarder dans cette direction, vers la seule source de lumière naturelle. Elle se sentit mal, déséquilibrée, bien qu’elle fût assise.
Alice, puisque c’est ainsi que son nouveau tortionnaire décidait de la nommer, réprima un haut-le-cœur pour se concentrer sur la distinction de ses traits. Il lui parut moins monstrueux que les autres, plus humain.
Le contour de son visage était déformé par une mâchoire proéminente. Ou bien était-ce une barbe fournie ?
Vêtue de sa tenue, elle aussi, immaculée, il ressemblait aux autres.