Michael Ferrel (Théâs), 40 ans
Auteur de SF, de fantastique et de récit noir. Je construis des univers depuis l'ère de l'ADSL — et des plateformes pour que d'autres puissent en faire autant. Ici, je partage l'envers du décor.
Je ne sais pas si vous avez déjà tenté l'expérience, mais il y a un truc que je fais de temps à autres en tant qu'auteur: taper mes titres dans un moteur de recherche pour voir quel genre de contenus ressort.
Ma méthode (si on peut appeler ça comme ça)
Il y a un truc que je fais de temps à autres en tant qu'auteur : taper mes titres dans un moteur de recherche pour voir ce qui ressort. Pas par peur d'être plagié, plutôt par curiosité — voir dans quel paysage culturel vient s'inscrire ce que j'écris.
Pour les titres eux-mêmes, je choisis à l'instinct. Pourvu que ce soit court, logique, et que ça ait un sens au regard du récit. Simple est le maître-mot. J'ai vu tellement de fictions avec des titres alambiqués "pour faire bien" que je voue un vrai culte à la simplicité 😅
Quelques exemples en vrac : Invincible, Colony, Echos, Extermination, reEvolution, Lazarus, Frost... La liste est longue, la religion est constante.
Pourquoi Dark Springs ?
En traduction littérale : source sombre. On imagine assez vite le type de fictions pouvant se cacher derrière ces deux mots. Ténèbres, mystère, noirceur... inutile de faire un dessin 😁
Mais le titre ne vient pas de nulle part. Il fait référence directe à deux univers qui ont forgé mon envie de créer ces histoires :
📺 The Twilight Zone — la série anthologique de 1959, chaque épisode une histoire, chaque histoire un thème différent. Un modèle absolu du genre.
🎮 Alan Wake — qui cite lui-même la Twilight Zone via une série fictive intégrée au jeu : Night Springs. Le pont est là.
Et pour le mot Springs spécifiquement : c'est une composante très courante dans les noms de villes américaines. L'un de mes univers favoris, Stargate, se déroule à Colorado Springs — littéralement "source du Colorado", en référence au plus long fleuve des États-Unis 😊. Le mot résonne, il ancre une histoire dans une géographie réelle tout en restant ouvert.
Pour en apprendre plus sur Dark Springs
Ce que Google m'a appris
Ce matin j'ai tapé « Dark Springs » et les résultats sont assez révélateurs de la façon dont la culture populaire américaine s'est imposée partout.
Le premier résultat notable ? Une "série" TikTok — entre guillemets parce qu'il s'agit surtout d'échanges vidéo entre jeunes filles qui construisent une histoire collective sur le réseau social. Le format est nouveau, l'instinct narratif derrière, lui, ne l'est pas.
Ce qui m'a frappé : même sans se connaître, même sur des plateformes très différentes, des gens arrivent aux mêmes titres, aux mêmes images. "Source sombre" évoque instinctivement le fantastique, la menace enfouie, le passé qui remonte. C'est presque archétypal.
Pour conclure...
Dark Springs puise dans des références bien ancrées, mais ce n'est pas pour s'y limiter. L'important n'est pas le point de départ — c'est ce qu'on en fait.
Ce que je cherche à explorer à travers ces récits, c'est ce qui se cache derrière ces "sources sombres" : des fragments d'humanité, des mystères enfouis, et peut-être un peu de lumière au milieu des ombres.
C'est ça, pour moi, la vraie fonction d'un titre : ouvrir une porte. Pas l'expliquer — juste donner envie d'entrer. 🚪
Michael Ferrel (Théâs), 40 ans
Auteur de SF, de fantastique et de récit noir. Je construis des univers depuis l'ère de l'ADSL — et des plateformes pour que d'autres puissent en faire autant. Ici, je partage l'envers du décor.
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