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Volume 1 « Premiers pas »
Chapitre 1 « Numéro 1 • L'Enclume et le Marteau (Partie 1/2) »
Publié par Théâs, le 18 juin 2023

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Washington, 15 novembre 1986

« Les États-Unis d’Amérique ne deviendront pas la nation qui a mis le feu aux poudres, Directeur.

— Calmez-vous Simon.

— Mais Monsieur le Président, je… »

L’homme en apparats militaires se drapa de toute sa suffisance pour ne pas céder à l’appel d’une réponse irréfléchie. Il fixa ensuite Thompson puis le directeur d’Atlas. Ce dernier exposait dans la pénombre de la salle insonorisée les points importants de leur argumentaire.

« Sincèrement Conrad, je ne suis pas de son avis, mais c’est un gamin.

— Un gamin qui emporte la force d’une escouade complète.

— Et comment dites-vous que cela pourrait nous aider ? »

Conrad Winters était à la tête d’A.T.L.A.S. depuis peu de temps. L’Agence, comme ses agents se plaisaient à la nommer, avait été créée pour encadrer et mener de front en marge des forces armées une surveillance accrue des interventions bolchéviques sur le sol américain. Le rattachement d’un individu aux capacités qui relevaient de la science-fiction n’était qu’une décision de recrutement récente.

« Parker Reynolds est une recrue de choix dans cette guerre qui nous oppose aux communistes. »

Le Président remonta les lunettes sur son nez avant de relire quelques passages du rapport déposé par le directeur à son arrivée.

« Tout est là, Monsieur. Les résultats sont exceptionnels dans les interventions.

— Et la presse n’a pas attendu pour en faire ses choux gras, commenta le général en mal de reconnaissance. Les forces armées ont vocation à intervenir…

— Veuillez cesser ces enfantillages, trancha le président.

— La presse est un outil Général, affirma Winters avec suffisamment de sérénité dans la voix pour susciter davantage encore d’inimitié chez son opposant. Le point qu’il faut retenir est que Titan, comme se plaisent à l’appeler les journalistes et les Américains, obtient plus de résultats qu’une escouade d’élite des Marines. Je ne nie pas l’importance de nos forces armées dans leurs interventions extérieures, mais la sécurité intérieure doit pouvoir prévenir toute menace sur notre sol.

— Qui plus est une figure patriotique pourrait servir les intérêts de toutes les forces de notre pays… conclut finalement le Président Jefferson. Les crédits alloués à votre agence ne seront pas augmentés Conrad, je pourrais difficilement le justifier devant le Congrès. Néanmoins, cela pourrait largement contribuer au patriotisme de nos concitoyens. »

Le général approuva sans conviction, conscient qu’il venait de perdre une bataille.

Conrad parut satisfait et se leva de son siège.

« Pas si vite Conrad. Je souhaiterais rencontrer cet homme, affirma le Président à l’adresse du Directeur d’A.T.L.A.S. comme si cela pouvait le surprendre.

— Il se trouve dans l’antichambre Monsieur le Président.

— Bien… Merci de vous être rendus disponibles, messieurs, cette réunion est ajournée. »

La salle dans laquelle se trouvait Parker était suffisamment éclairée pour l’empêcher de s’assoupir, mais pas suffisamment pour qu’il crût impossible de se retrouver seul suffisamment longtemps pour fermer les yeux. La nuit avait été terriblement courte et malgré les quelques heures de sommeil auxquelles il avait eu le droit pendant le voyage jusqu’à Washington, il avait cette envie irrépressible de s’endormir.

« Parker. »

La voix du Directeur le tira de ses rêveries instantanément et il se redressa de toute sa hauteur.

Debout en pleine lumière et dans la combinaison spécialement élaborée pour lui, le Titan donnait l’impression d’une puissance sans commune mesure. Haut de deux mètres, il dominait l’ensemble des membres du comité qui semblait l’étudier sous toutes les coutures.

« Monsieur le Président, salua révérencieusement Parker.

— Enchanté de faire votre connaissance jeune homme. »

Il saisit la main tendue du vieil homme au crâne dégarni et la serra sans forcer. Tout impair avait été proscrit dès le briefing.

Bien que Parker n’eût jamais l’intention de froisser l’homme le plus puissant du monde, le directeur avait jugé utile de lui rappeler les règles à observer.

« Très impressionnant, déclara-t-il avant de se retourner vers Conrad. D’où vient cette capacité ?

— C’est un facteur génétique dont nous ne comprenons pas encore toutes les implications.

— J’imagine que l’étude de cette spécificité pourrait être au cœur du développement de l’Atlas, n’est-ce pas ?

— Certainement, si nous obtenons les financements et les moyeux humains. »

Le président porta une main à son menton en faisant mine de réfléchir à la question puis observa de nouveau Parker. La tentation d’obtenir une force de frappe écrasante était grande, surtout dans le contexte de relations si tendues avec l’administration russe.

« Je vais y réfléchir… Vous avez un an pour faire vos preuves.

— Pensez-vous pouvoir convaincre le Congrès ? »

Le président retint un rire moqueur avant de prendre congé.

Quelques mois plus tard, le financement de l’intégralité des demandes et missions d’ATLAS fut approuvé par un Congrès convaincu de la nécessité d’axer son développement vers l’étude de ces forces hors du commun.

Si la question de la multiplicité de ces anomalies génétiques demeurait sans réponse, au moins l’agence pouvait-elle compter sur Titan.

À mesure que le temps passait, le peuple américain plébiscitait le héros devenu l’incarnation d’une Amérique forte. L’idée même d’un développement d’une force d’intervention internationale fut bannie pour ne pas susciter une réponse épidermique de leur principal adversaire dans la guerre froide.

Sur le sol américain en revanche, la loi dota ATLAS des outils juridiques et légaux nécessaires à l’accomplissement de leur mission.

Titan était devenu un être à part. Adulé par certains pour ses exploits surhumains, il n’était qu’une anomalie, un monstre qui devait être contrôlé pour d’autres.

La mise en place de l’unité Titan fut actée au mois de janvier 1987 et trois agents expérimentés s’y greffèrent. Parker avait changé en l’espace de quelques mois, tous les membres de l’agence l’avaient constaté.

New York, 12 février 1987

Siège de l’A.T.L.A.S.

Les couloirs sombres du bâtiment construit à proximité des docks n’offraient aucune visibilité. Parker attendait là, broyant du noir que quelque bureaucrate bien attentionné le rassure sur le futur de sa mission.

« Dans mon bureau, éclata la voix du directeur dans le silence de la nuit.

— Monsieur. »

Le héros adulé par la société américaine s’apprêtait à intervenir pour une mission de la plus haute importance et il en était conscient. Ce fait n’avait de cesse de lui rappeler combien sa place était à la fois plaisante et inconfortable dans ces temps troublés.

« Tu te rends compte de la position dans laquelle nous sommes ? »

Parker imaginait que Thompson jubilait en silence tandis que le héros se faisait tirer les oreilles par le directeur.

« On met en jeu notre crédibilité à chaque fois que tu sors sans autorisation pour provoquer les citoyens honnêtes et…

— Je n’ai pas voulu… »

Conrad était rouge de colère. La violence d’une mémoire brusquement ravivée provoqua le mutisme chez Parker. Le Titan, malgré sa stature et la force qu’il détenait, se trouvait totalement incapable de se défendre ou d’expliquer ses agissements.

« Le monde n’a pas besoin d’un jeune idiot de plus, incapable de se maitriser en public. Voilà la vérité ! Ce soir tu as déshonoré ATLAS, tu as déshonoré tes coéquipiers et tous ceux qui travaillent dur pour que cette agence puisse accomplir sa mission ! »

Le sermon était dur, mais au fond de lui, Parker l’acceptait sans objecter.

« Je suis désolé, bredouilla-t-il.

— Je n’ai pas entendu, insista Conrad en se laissant retomber dans le fauteuil derrière son bureau.

— Je suis vraiment désolé, affirma le héros avec plus de conviction. Ça ne se reproduira plus. »

Conrad soupira et ouvrit le dossier qui se trouvait devant lui, puis jeta vers son subordonné les photographies en noir et blanc de sa dernière ruée.

Trois individus au visage tuméfié se trouvaient sur des brancards.

« Contemple ce que tu as fait. Tu sais combien ça vous nous couter de les faire taire ?

— Je suis…

— Désolé oui. Encore. »

La crispation de ses mâchoires et la veine sur sa tempe droite confirmaient qu’il ne jouait pas la comédie, bien au contraire : il semblait se contenir.

« Demain tu as une mission de premier ordre.

— Albanie ?

— Albanie. »

La conversation était terminée et Parker prit congé sans demander son reste.

La nuit fut entrecoupée de réveils intempestifs dus à des cauchemars récurrents. Si Parker ne s’en ouvrait jamais au personnel de l’Agence, il était persuadé qu’ils avaient un moyen de le surveiller sans qu’il en soupçonnât l’existence.

Au petit matin, le réveil sonna dans le vide et le titan se retint pour ne pas exploser l’objet trônant sur la table de chevet. La lumière se déclencha progressivement pour révéler les murs en béton et leurs aspérités. Ses quartiers étaient modestement personnalisés. Il avait pour instruction de limiter ses effets personnels au vestiaire fiché dans le béton. Un emplacement plus large situé à la droite de la porte métallique étroite accueillait ses tenues d’intervention et d’entrainement.

Les couleurs bleues et rouges avaient été choisies spécifiquement pour ses interventions officielles tandis que quelques costumes noirs étaient privilégiés pour les missions nécessitant plus de discrétion.

Parker ne s’était jamais interrogé sur la finalité de ses actes, sur les intentions qu’il servait lors de ses déplacements en tant que Titan.

Après avoir passé quelques minutes sous l’eau froide de la douche, Parker enfila une tenue noire et ajusta avec précaution les gants spécifiquement conçus pour lui.

L’ensemble avait été développé d’après les tenues d’intervention des forces spéciales et améliorées pour tenir compte de ses particularités physiques. Son armure renforcée par les matériaux les plus résistants au monde, il n’était plus obligé de retenir ses coups lors de ses missions.

Lorsqu’il parvint à la salle de briefing, toute l’équipe se trouvait déjà réunie autour de la table présidée par Conrad.

« Je suis en retard ?

— Non. Nous allons pouvoir commencer, enchaina le directeur tandis que la lumière se tamisait. Cette mission était attendue depuis un moment et pour ceux d’entre vous qui ne seraient pas encore au fait des dernières informations, vous avez devant vous un bref rappel des éléments en question. »

Parker avait d’ores et déjà pris connaissance des éléments lorsque Conrad lui avait expliqué l’importance de la mission qui se trouvait désormais à portée de main.

Le caractère exceptionnel de la mission résidait dans le fait que cette fois-ci, tout se déroulerait à huis clos dans l’enceinte d’une usine supposée être désaffectée au nord de New York. L’endroit était occupé par un baron de la pègre locale qui tendait à étendre ses activités au-delà du trafic de stupéfiants dans lequel il baignait d’ordinaire. Cette fois, il était question d’un trafic plus immoral encore.

Les rapports d’enquête au sujet de Marco Lombardi ne précisaient pas l’étendue des forces dont il avait la disposition, mais la police de New York n’intervenait plus dans les endroits qu’il contrôlait.

« Le Marteau ? ergota un membre de l’équipe.

— Tu sais pas pourquoi on l’appelle comme ça, hein ?

— Non, rétorqua-t-il un peu offusqué par la remarque.

— Il a une fâcheuse tendance à briser les genoux de ceux qui le contrarient avec une masse de chantier. »

Le détail n’avait aucune importance, mais il provoqua quelques rires idiots de la part des membres de l’équipe.

« Ça suffit les gars. Vous plaisanterez à ce sujet lorsque cet enfoiré sera derrière les barreaux. Son cartel a décidé de répandre une nouvelle drogue de synthèse aux effets dévastateurs. »

Le directeur avait mis fin au débat accompagnant son discours de la photographie d’une victime de ladite drogue. L’individu se trouvait au sol, les yeux révulsés et une écume bleutée s’échappant de ses lèvres noircies.

« Les effets sont variables d’un individu à l’autre, mais lorsqu’elle ne provoque pas la mort par asphyxie, le consommateur devient aussi dangereux qu’un chien d’attaque enragé. »

La photographie suivante montrait un autre individu abattu de trois balles, donc la bouche et le visage étaient couverts de sang.

« Celui-ci a réussi à arracher l’oreille d’un agent de police avant de lui sectionner la carotide. Tout cela avec quatre balles dans la poitrine. »

Les rires gras avaient laissé place à un silence de mort. La salle uniquement éclairée par une rampe de néons blanchâtre s’était faite plus silencieuse et lugubre.

« Cela fait des jours que les autorités réclament l’intervention de l’armée, mais pour le moment, c’est à nous que revient cette mission.

— Nous devons arrêter Lombardi pour endiguer la montée en puissance de cette drogue avant qu’elle inonde la ville. Des questions ? »

John Barnes intervenait généralement pour mettre les rangs en ordre. Conrad appréciait sa droiture et son tempérament naturel de leader pour le groupe constitué autour de Parker.

Charismatique, il n’avait jamais eu à hausser la voix pour faire régner le calme dans son équipe. Aussi sa fonction ne se limitait-elle pas aux brefs instants permettant à l’équipe de prendre connaissance des informations concernant les missions qu’il menait, il avait eu la lourde tâche d’encadrer Titan, de le former et de lui inculquer les valeurs que seul un service dans les forces armées aurait pu lui conférer.

Conrad en profita pour reprendre la main.

« Messieurs, votre mission est de la plus haute importance. J’ose espérer que chacun d’entre vous mesure l’importance de ce que vous avez à accomplir. Nous n’avons pas le droit à l’erreur. Lombardi et ses hommes doivent être placés sous contrôle. Quel qu’en soit le prix. Je vous remercie pour votre attention. »

La conclusion sonnait comme l’ajournement de la séance et les cinq hommes quittèrent la salle en silence. Parker s’apprêtait à les suivre quand il fut stoppé par Conrad.

« Attendez une minute. »

John avait compris le sous-entendu et s’éclipsa en silence avant de fermer la porte derrière lui.

Parker n’en menait pas large, malgré sa stature imposante et la force qu’il contenait en permanence.

« Comment te sens-tu ?

— Bien, je crois.

— Cette mission est capitale, les enjeux sont importants pour l’unité. »

Parker approuva silencieusement, bien qu’il retînt une question plus pertinente. Alors pourquoi ne nous dites-vous pas tout ? pensa-t-il.

D’un bref mouvement de la tête, Conrad qui croisa les bras lui avait ordonné de rejoindre ses coéquipiers.

« Permis de tuer, » lança-t-il avant de lui demander de sortir d’un geste du menton.

La lourde porte en métal se referma dans un grincement derrière lui et Parker attendit que le chef de l’escouade ait terminé de préparer ses hommes. Dans une équipe dont les éléments se trouvaient être complémentaires, l’importance de l’émulation collective était capitale. Pour ne pas dire vitale.

De la cohérence des différents membres dépendait la survie du groupe entier dans les situations de crise les plus graves.

Parker avait l’intime conviction que cette mission était plus importante encore que ce que Conrad avait bien accepté de leur dire. Il observa attentivement la pièce qui se jouait devant lui, se gardant bien d’intervenir.

Si l’équipe avait été bâtie autour de lui, il n’en demeurait pas moins inexpérimenté et le maillon faible selon certains de ses membres. Parfois même, il avait la sensation de ne pas avoir sa place dans cette machinerie bien huilée.

Il incarnait la force brute, le poing s’abattant sur leur ennemie comme la guillotine sur la nuque du condamné. En dehors de cela, il n’était rien de plus qu’un gamin en uniforme.

« Quelque chose à partager le titan ? s’enquit avec malice Stephen, le technicien de la bande.

— Arrête de le provoquer, ordonna Barnes sans sourciller, un éclair dans les yeux. Respecte tes coéquipiers si tu veux qu’ils te respectent. Et ça vaut pour chacun d’entre vous.

— Désolé chef, mais la princesse n’a… »

Le simple regard désapprobateur de John avait suffi à dissiper toutes ses envies de confronter Parker. De le provoquer surtout.

« Tirez-vous et soyez prêts dans dix minutes. »

Les hommes n’objectèrent pas et s’éclipsèrent sans mot dire. John approcha de Parker une fois qu’ils furent tous partis et croisa les bras.

« Tu t’es encore illustré auprès du patron, hein ?

— J’ai besoin de souffler.

— On en a tous besoin petit. Simplement, veille à ce que ça n’ait aucune conséquence sur la mission.

— Le vieux refuse que je sorte. »

Le chef de l’escouade connaissait le comportant du directeur envers Parker, mais sans pour autant le plaindre, le titan eut l’impression qu’il compatissait à son sort.

« Montre-lui que tu es responsable, que la mission passera toujours avant le reste. Tu fais face à deux problèmes distincts aujourd’hui : justifier ta place dans cette unité au-delà de tes ‘capacités’, et montrer que l’on peut avoir confiance en toi.

— J’essaie de donner le meilleur de moi-même…

— Tu es connu aujourd’hui, les journalistes connaissent ton nom, les citoyens de ce pays aussi. Tu dois être un exemple. Chaque fois que tu portes cet uniforme, tu es Titan. Depuis que ton visage est connu de tous les Américains, tu l’es aussi quand tu ne le portes pas. Cette mission tu l’as acceptée de ton plein gré et tu dois en assumer tous les aspects. »

Le ton paternaliste de John ne l’avait jamais dérangé.

« À ton âge tous les hommes qui sont ici jouaient des poings dans des soirées trop arrosées pour quelques broutilles. Mais tu ne peux pas te le permettre. »

Il enfonçait des portes ouvertes, mais les mots posés à haute voix résonnaient toujours plus facilement à ses oreilles.

« Bon, tu as besoin que l’on parler de ta place dans la mission ou tu as compris ?

— Je vais rentrer en premier, taper sur tous ces junkies et vous ouvrir la voie jusqu’au patron des trafiquants ?

— En quelque sorte. Cependant, il faut que tu saches que certains d’entre eux pourraient être sous l’effet de la drogue en question.

— Ce n’était pas dans le briefing ça.

— C’est pour cela que je t’en parle. Je ne serai pas loin derrière toi, mais tu ne devras pas hésiter entre leur vie et la tienne si tu tombes sur eux. »

Parker n’avait jamais eu à ôter la vie d’un être humain, quel qu’il soit. Malgré un entrainement poussé dans les techniques de combats destinés à le rendre aussi efficace que la nature l’avait rendu puissant, les précédentes missions n’avaient jamais nécessité qu’il soit obligé de tuer pour survivre.

« Et si je ne peux pas ? »

John s’arrêta, un rictus contraint sur les lèvres.

« Ton instinct de survie, gamin. Tu n’auras pas le choix. »

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